Ce cépage, d’origine
bourguignonne (comme le tokay pinot gris) fut le premier importé.
Très prolifique durant le Moyen Age, il était même celui que l’on
cultivait le plus abondamment parmi tout les autres cépages blancs.
Depuis le XVIème siècle, il tombe progressivement en désuétude mais
sans pour autant être totalement effacé du vignoble.
A ce jour, on produit deux versions de ce vin en fonction du mode
de vinification utilisé :
le pinot noir
rosé (d’origine
pas très ancienne) qui a bénéficié d’un bienveillant et croissant
engouement depuis quelques décennies et le pinot
noir rouge.
- Pinot noir rosé
(macération
courte en présence des peaux colorées des baies de raisin qui
contiennent les anthocyanes) : nez de compote de fruits, de fraises
écrasées, de grenadine, …vin léger, souple, acidulé,
généreusement fruité, apéritif et frais.
- Pinot noir rouge
(robe plus
soutenue, souvent rouge-cerise) : classiquement sur des arômes de
cerise, de kirsch, de fumé avec parfois en plus, pour les vins plus
complexes, des senteurs de mûre, de framboise, de groseille, de
cassis, de prunelle, de myrtille, de quetsche, épicées et de
manière anecdotique, florales et minérales.
Selon l’origine, l’élevage ou non en fût et l’ambition
apportée à sa culture, l’on découvrira une palette de saveurs
diversifiée et tout l’agrément d’une matière qui se stylise
de plus en plus chez les meilleurs vinificateurs.
Plus de corps, de structure tannique avec une matière plus riche et
extraite.
Il est d’une conservation plus longue en cave (2 à 10 ans).
A lire : Le
pinot noir, la méconnaissance de son potentiel. |